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Dyshidrose très fréquente été est une dermatose vésiculeuse qui touche surtout les mains et les pieds. Selon la Société française de dermatologie (SFD), elle représente jusqu'à 10 % des consultations dermatologiques estivales. Cette affection (eczéma dyshidrosique) se manifeste par de petites vésicules profondes, prurigineuses, sur les paumes, plantes et faces latérales des doigts. Cette fiche détaille les signes, les causes, le diagnostic et la prise en charge.
Dyshidrose très fréquente été : tableau clinique
La dyshidrose se traduit par des vésicules tendues, claires, regroupées sur les faces latérales des doigts, les paumes et les plantes. Selon la SFD, les démangeaisons précèdent souvent l'apparition des vésicules. La rupture des vésicules entraîne ensuite une desquamation. Les poussées durent en général 2 à 4 semaines, avec une tendance saisonnière (printemps-été) liée à la chaleur, à la transpiration et aux allergènes de contact.
L'Inserm souligne que la dyshidrose n'est pas contagieuse. Elle évolue par poussées chez un terrain prédisposé, parfois atopique. Le risque principal est la surinfection bactérienne (impétiginisation) qui justifie un avis médical.
Causes et facteurs favorisants
Les causes sont multifactorielles. Selon Ameli.fr et la SFD, les principaux facteurs incluent :
- la transpiration excessive (hyperhidrose) ;
- le contact répété avec des irritants (produits ménagers, savons agressifs) ;
- les allergies de contact (nickel, chrome, parfums) ;
- le terrain atopique (dermatite atopique, asthme, rhinite allergique) ;
- le stress psychologique ;
- certaines mycoses à distance (réaction « ide »).
L'OMS rappelle l'importance d'éviter les facteurs d'exposition chez les sujets prédisposés. Pour mieux comprendre, consultez nos fiches sur l'eczéma et ses crèmes adaptées et sur l'urticaire et ses formes.
Diagnostic et examens
Le diagnostic est essentiellement clinique. Le dermatologue recherche les antécédents personnels d'atopie, les expositions professionnelles ou domestiques (coiffure, restauration, mécanique, ménage), et les contacts récents avec des allergènes. Selon la SFD, des tests épicutanés (patch tests) peuvent être indiqués en cas de récidive ou d'absence de cause évidente. Un prélèvement mycologique peut être réalisé pour écarter une mycose associée.
La biopsie cutanée n'est pas systématique. Elle peut être discutée si le diagnostic différentiel (pustulose palmoplantaire, psoriasis pustuleux) reste incertain.
Prise en charge et prévention
Le Vidal et la SFD recommandent une prise en charge graduée :
- dermocorticoïdes de classe forte en cure courte (réservés à la prescription médicale) ;
- émollients quotidiens pour restaurer la barrière cutanée ;
- éviction des irritants (gants de coton sous gants en caoutchouc) ;
- contrôle de l'hyperhidrose (antitranspirants à base de sels d'aluminium, ionophorèse) ;
- traitement d'une éventuelle mycose associée.
Les formes sévères ou chroniques peuvent justifier des thérapeutiques de seconde intention (photothérapie UV, immunosuppresseurs) sur prescription dermatologique. Aucune automédication corticoïde prolongée ne doit être poursuivie sans avis médical, en raison du risque d'atrophie cutanée. Notre article sur la perlèche et ses causes peut compléter votre lecture.
Conclusion
La dyshidrose, fréquente en saison chaude, reste une affection bénigne mais inconfortable. La prévention des facteurs déclenchants, l'utilisation prudente des dermocorticoïdes prescrits et la restauration de la barrière cutanée par des émollients constituent les piliers de la prise en charge. En cas de poussées récidivantes ou de surinfection, un dermatologue saura adapter le traitement et rechercher une éventuelle cause allergique sous-jacente.






