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Différents types verrues on vous présente les principales

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Gros plan d'une main pour examen dermatologique

Table des matières

Différents types verrues on vous propose un tour d'horizon factuel : ces lésions cutanées bénignes sont provoquées par les papillomavirus humains (HPV), une famille comptant plus de 200 sous-types selon l'Inserm. Toutes les verrues ne se ressemblent pas et ne se prennent pas en charge de la même façon. La Société française de dermatologie (SFD) distingue quatre formes principales chez l'adulte.

Différents types verrues on vous décrit : tableau d'identification

Les verrues touchent environ 7 à 10 % de la population française à un moment de la vie selon la SFD. La majorité disparaît spontanément en 1 à 2 ans, mais une prise en charge peut accélérer le processus ou éviter la propagation. Quatre formes prédominent.

À retenir : Les verrues sont causées par des papillomavirus humains. Quatre formes principales : vulgaires, plantaires, planes, génitales. La majorité disparaît spontanément en 1 à 2 ans. Les verrues génitales (condylomes) justifient toujours un avis médical.

Verrues vulgaires

Les verrues vulgaires sont les plus fréquentes, surtout chez l'enfant et l'adolescent. Elles se présentent sous forme d'excroissances rugueuses, grises ou marron, généralement sur le dos des mains et des doigts. Indolores, elles peuvent gêner par leur aspect ou leur localisation. Le HPV de type 2 est le plus souvent en cause. Pour mieux comprendre les pathologies cutanées proches, voyez notre dossier sur la verrue plantaire et nos repères sur l'acrochordon.

Verrues plantaires

Localisées sous la voûte plantaire ou les talons, les verrues plantaires sont souvent douloureuses, car comprimées par le poids du corps. Elles forment une zone indurée, parfois recouverte d'hyperkératose (épaississement cutané) avec des points noirs au centre, traces de vaisseaux thrombosés. On distingue les myrmécies (verrues isolées profondes) et les verrues en mosaïque (plusieurs lésions superficielles). HPV types 1, 2 et 4 sont en cause.

Verrues planes

Les verrues planes apparaissent en petits éléments lisses, plats, légèrement saillants, couleur chair ou rosée. Elles se localisent sur le visage, le dos des mains et les avant-bras. Plus fréquentes chez l'enfant et l'adolescent, elles peuvent former des plaques étendues. HPV types 3 et 10 en sont la cause habituelle.

Verrues génitales (condylomes)

Aussi appelées condylomes acuminés ou crêtes de coq, les verrues génitales sont une infection sexuellement transmissible. Selon Santé publique France, environ 100 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Les HPV 6 et 11 sont responsables de 90 % des condylomes. Certains autres types (16, 18) sont impliqués dans le risque de cancers du col, ce qui justifie une consultation systématique et une surveillance.

Comment se transmettent-elles

La contamination se fait par contact direct avec une lésion ou par contact indirect avec des surfaces contaminées : sols de piscine, vestiaires, douches collectives, serviettes partagées. La micro-lésion cutanée (peau humide, plaie minime, fissure) favorise l'implantation du virus. La durée d'incubation varie de quelques semaines à plusieurs mois.

Les enfants, les adolescents, les sportifs en piscine et les personnes immunodéprimées sont les plus exposés. Le port de sandales en piscine, le séchage soigneux des pieds après douche et le non-partage des serviettes limitent le risque.

Prise en charge selon le type

La majorité des verrues vulgaires et plantaires disparaissent spontanément. Lorsqu'une intervention est jugée utile (douleur, gêne, risque de propagation), plusieurs options existent. Les préparations à base d'acide salicylique en pharmacie sont une première approche, validée par la SFD pour les verrues cutanées. La cryothérapie à l'azote liquide chez le dermatologue détruit la verrue par le froid. Le laser CO2 ou l'électrocoagulation sont réservés aux cas résistants.

Les verrues génitales nécessitent toujours une consultation médicale (dermatologue, gynécologue ou centre de santé sexuelle). Plusieurs traitements existent : crèmes (imiquimod, podophyllotoxine), cryothérapie, électrocoagulation. Le partenaire doit être informé et un bilan complet des autres IST est recommandé selon la HAS.

Avis médical : Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Conclusion

Vulgaires, plantaires, planes ou génitales, les verrues sont bénignes mais variées dans leur expression et leur prise en charge. La consultation dermatologique reste indiquée en cas de doute sur la nature de la lésion, de gêne fonctionnelle ou de localisation sensible.

Article relu par

Dr Delphine Marcellin

Médecin généraliste, quinze ans d'exercice en cabinet libéral à Lyon. Membre du comité éditorial Jalmalv depuis 2024.

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Sources citées dans cet article

  • Haute Autorité de Santé — Recommandations de bonne pratique (édition la plus récente).
  • Inserm — Dossier thématique référencé en début d'article.
  • Ameli.fr — Fiche pratique de l'Assurance Maladie (consultée à la date de publication).