Table des matières
Ultraproct fiche technique mode d'emploi : ce médicament associant un corticoïde (fluocortolone) à un anesthésique local (cinchocaïne) est indiqué dans le traitement local des manifestations douloureuses des hémorroïdes. Selon Santé publique France, les hémorroïdes concernent environ 1 adulte sur 2 au cours de la vie. Les formes douloureuses ou inflammatoires conduisent souvent à consulter. Cet article résume les éléments factuels du Résumé des caractéristiques du produit (RCP) publié par l'ANSM et de la fiche Vidal, sans formuler de prescription ni de dosage précis, qui relèvent du médecin et du pharmacien.
Composition et indications de l'Ultraproct
Ultraproct fiche technique mode d'emploi : selon l'ANSM, ce médicament associe deux principes actifs. La fluocortolone est un dérivé de la cortisone à action anti-inflammatoire locale. La cinchocaïne est un anesthésique local destiné à atténuer la sensation douloureuse. L'Ultraproct existe sous deux formes : pommade rectale et suppositoires. Les indications mentionnées au RCP concernent le traitement symptomatique de courte durée des manifestations douloureuses et prurigineuses (démangeaisons) des hémorroïdes, ainsi que de certaines affections anales bénignes.
Mode d'action et précautions selon le RCP
Le mécanisme d'action repose sur la double propriété anti-inflammatoire et anesthésique locale. Le Vidal précise que la durée de traitement doit rester limitée, comme tout corticoïde local, pour éviter les effets indésirables liés à un usage prolongé : atrophie cutanée, sensibilisation, surinfection bactérienne ou fongique. L'ANSM rappelle que ce médicament n'est pas indiqué chez l'enfant. Pendant la grossesse et l'allaitement, son usage doit être discuté avec un médecin. En cas de saignement rectal, de douleur intense ou de symptômes persistants au-delà de la durée prévue par le RCP, une consultation médicale s'impose pour éliminer une autre cause. Pour comparer avec un autre traitement local, voir notre fiche sur l'Anusol contre les hémorroïdes.
Contre-indications à connaître
Le RCP de l'ANSM mentionne plusieurs contre-indications : hypersensibilité connue à l'un des composants, infection virale, bactérienne ou fongique locale non traitée, tuberculose ou syphilis cutanée. Les corticoïdes peuvent en effet masquer une infection sous-jacente ou faciliter sa progression. Le Vidal indique également la prudence chez les personnes diabétiques, en raison du risque théorique de passage systémique avec un usage prolongé ou sur des surfaces étendues. Une atteinte des muqueuses entraîne un passage plus rapide du corticoïde dans la circulation. Pour les solutions de fond contre la constipation, fréquemment associée aux hémorroïdes, voir le Movicol contre la constipation.
Quand demander un avis professionnel ?
L'apparition de saignements abondants, de douleurs aiguës d'apparition récente, d'une fièvre, ou la persistance des symptômes au-delà de la durée prescrite justifient une consultation rapide selon la HAS. Les hémorroïdes peuvent être confondues avec d'autres affections (fissure anale, thrombose, voire pathologies plus rares). Le médecin pourra orienter vers une exploration spécialisée si besoin. La prévention reste utile : hydratation, alimentation riche en fibres, activité physique régulière, limitation des efforts de poussée prolongés selon Ameli. Pour des achats sécurisés de médicaments à usage local en ligne, l'ANSM publie la liste des sites autorisés ; une pharmacie en ligne fiable y figure obligatoirement.
Conclusion
Ultraproct fiche technique mode d'emploi est documenté par l'ANSM et le Vidal comme un traitement local symptomatique des hémorroïdes douloureuses, de courte durée et avec des contre-indications spécifiques. Aucune posologie n'est reformulée ici : la notice et le pharmacien restent la référence. Toute modification de traitement ou symptôme persistant doit être discutée avec un professionnel de santé, qui adaptera la prise en charge à votre situation.






