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Combien coûte pilule lendemain notre guide en pharmacie

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Femme tenant une plaquette de pilules en pharmacie

Table des matières

Combien coûte pilule lendemain notre guide aborde une question qui revient souvent : que paie-t-on en pharmacie, à quel délai et avec quel remboursement ? Santé publique France et l'Ameli rappellent qu'il s'agit d'une contraception d'urgence, à utiliser après un rapport non protégé ou un échec contraceptif. Le prix varie selon la molécule, l'âge et le canal de délivrance. Ces repères pratiques permettent de mieux préparer une démarche urgente, dans un cadre santé sexuelle pédagogique et neutre.

Combien coûte pilule lendemain notre guide en pharmacie

En France, deux molécules dominent : le lévonorgestrel et l'ulipristal acétate. Selon les fiches du Vidal :

  • La pilule au lévonorgestrel coûte généralement entre 4 et 8 euros.
  • La pilule à l'ulipristal acétate (EllaOne et génériques) est facturée entre 16 et 22 euros.

L'Ameli prend en charge la pilule du lendemain à 100 % sur prescription, depuis 2022, pour toutes les femmes sans condition d'âge. Pour les mineures, la délivrance gratuite en pharmacie et en centre de planification reste possible sans ordonnance, selon les modalités précisées par Santé publique France.

À noter : Le lévonorgestrel s'utilise dans les 72 heures, l'ulipristal jusqu'à 120 heures après le rapport. La gratuité sans ordonnance est garantie aux mineures. Sur prescription, l'Ameli rembourse 100 % depuis 2022. Le centre de planification reste un lieu ressource pour toutes.

Les pharmaciens sont autorisés à délivrer la contraception d'urgence sans ordonnance préalable. La consultation reste anonyme, gratuite pour les mineures, et accompagnée d'une information sur la suite à donner (contraception régulière, dépistage des IST, suivi médical).

Combien coûte pilule lendemain notre guide hors pharmacie

Plusieurs canaux permettent d'obtenir la contraception d'urgence :

  • En pharmacie, avec ou sans ordonnance.
  • Dans les centres de planification et d'éducation familiale (CPEF), gratuitement.
  • Auprès de l'infirmière scolaire pour les élèves du secondaire.
  • Dans les services d'urgence hospitaliers en dehors des horaires de pharmacie.

Santé publique France met à disposition la plateforme questionsexualite.fr et un numéro vert anonyme. Le Mouvement français pour le planning familial propose également des consultations gratuites et confidentielles.

Pour aller plus loin sur la contraception, consultez nos repères sur le stérilet et sa pose ou les alternatives comme le patch contraceptif.

Mode d'action et délais à respecter

Le lévonorgestrel et l'ulipristal acétate retardent l'ovulation. Selon la HAS, ils ne provoquent pas d'interruption de grossesse une fois l'œuf implanté. L'efficacité dépend du délai entre le rapport et la prise :

  • Plus tôt la prise, meilleure l'efficacité.
  • Le lévonorgestrel garde une efficacité jusqu'à 72 heures.
  • L'ulipristal acétate reste actif jusqu'à 120 heures (5 jours), avec une efficacité supérieure sur les derniers jours.

L'ulipristal acétate présente un avantage chez les personnes en surpoids (IMC supérieur à 30), où l'efficacité du lévonorgestrel diminue. Cette donnée, relayée par l'EMA, justifie souvent une orientation vers EllaOne dans ces situations.

Précautions, effets secondaires et limites

Selon le RCP publié par l'ANSM, les effets indésirables les plus fréquents incluent :

  • Maux de tête et nausées.
  • Tension mammaire.
  • Saignements anticipés ou retardés.
  • Fatigue passagère.

Plus rarement, des vomissements dans les 3 heures suivant la prise peuvent diminuer l'efficacité, justifiant une seconde prise sur avis pharmaceutique. La contraception d'urgence n'est pas conçue pour un usage répété et ne remplace pas une contraception régulière.

L'Ameli rappelle qu'aucune des deux molécules ne protège contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Un dépistage est recommandé en cas de rapport à risque, idéalement 4 à 6 semaines après l'événement.

Suivi après la prise et accès à la contraception régulière

Une prise de contraception d'urgence justifie un point de situation avec un professionnel de santé. La HAS propose plusieurs ressources pour adapter une contraception régulière au profil : pilule combinée, pilule progestative, dispositif intra-utérin (DIU), implant, anneau, patch.

Le centre de planification (CPEF) constitue un lieu privilégié pour cette discussion, gratuit et confidentiel. Le médecin généraliste, le gynécologue ou la sage-femme peuvent également prescrire et suivre la contraception. Pour comprendre les méthodes naturelles, consultez notre repère sur le calcul du cycle menstruel.

Que faire en cas de retard de règles après la prise

Un retard de plus de 7 jours après la date attendue justifie un test de grossesse. La contraception d'urgence n'est efficace qu'à environ 85 à 98 % selon la molécule et le délai, ce qui signifie qu'un échec reste possible. En cas de doute, un test urinaire à domicile ou une prise de sang permet de confirmer la situation.

Une grossesse confirmée doit faire l'objet d'une consultation médicale rapide, qui orientera vers les options disponibles : suivi de grossesse ou interruption volontaire de grossesse (IVG), dont les conditions sont précisées par la HAS.

Avis médical : Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Conclusion

La pilule du lendemain est aujourd'hui accessible largement en France, gratuitement pour les mineures et remboursée à 100 % sur prescription pour toutes. Son coût en pharmacie reste modéré, et son efficacité dépend du délai d'utilisation. Au-delà du tarif, la démarche s'inscrit idéalement dans un accompagnement plus large : information sur la contraception régulière, dépistage des IST et accès à des lieux ressources comme les CPEF. Pour toute question, le pharmacien, le médecin ou le centre de planification reste un interlocuteur de référence.

Article relu par

Dr Delphine Marcellin

Médecin généraliste, quinze ans d'exercice en cabinet libéral à Lyon. Membre du comité éditorial Jalmalv depuis 2024.

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Sources citées dans cet article

  • Haute Autorité de Santé — Recommandations de bonne pratique (édition la plus récente).
  • Inserm — Dossier thématique référencé en début d'article.
  • Ameli.fr — Fiche pratique de l'Assurance Maladie (consultée à la date de publication).