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IRM médullaire cadre sclérose plaques : repères diagnostiques

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Appareil d'IRM dans un service hospitalier moderne et lumineux

Table des matières

IRM médullaire cadre sclérose plaques constitue un examen central dans la démarche diagnostique. La sclérose en plaques (SEP, maladie neurologique inflammatoire et démyélinisante du système nerveux central) toucherait selon l'Inserm près de 110 000 personnes en France. L'IRM (imagerie par résonance magnétique) médullaire complète l'IRM cérébrale pour visualiser les lésions inflammatoires de la moelle épinière. Cette fiche détaille l'intérêt, le déroulé et l'interprétation de cet examen.

IRM médullaire cadre sclérose plaques : pourquoi cet examen

Selon la HAS et la Société française de neurologie (SFN), l'IRM médullaire est indiquée :

  • en complément de l'IRM cérébrale lors d'une suspicion de SEP ;
  • en présence de signes médullaires (paraparésie, troubles sensitifs des membres inférieurs, troubles vésico-sphinctériens) ;
  • pour évaluer la dissémination temporelle et spatiale des lésions (critères de McDonald) ;
  • pour le suivi évolutif sous traitement de fond.

L'examen permet de visualiser les lésions inflammatoires aiguës ou anciennes, leur localisation (cervicale, dorsale) et leur extension. Selon la Société francophone de la sclérose en plaques (SFSEP), la présence de lésions médullaires renforce la probabilité diagnostique de SEP.

À retenir : l'IRM médullaire complète l'IRM cérébrale dans le diagnostic de SEP ; elle est indispensable en présence de signes médullaires ; les lésions sont visualisées avec et sans gadolinium ; l'examen dure 30 à 45 minutes en moyenne.

Déroulé de l'examen

Selon Ameli.fr et le Vidal, l'IRM médullaire se déroule en plusieurs étapes :

  • accueil et questionnaire médical (recherche de contre-indications : pacemaker, claustrophobie, grossesse) ;
  • installation en décubitus dorsal sur la table d'examen ;
  • injection éventuelle de produit de contraste à base de gadolinium par voie intraveineuse ;
  • réalisation de séquences pondérées T1, T2, FLAIR, en coupes sagittales et axiales ;
  • durée totale d'environ 30 à 45 minutes.

Le patient doit rester immobile pendant l'examen. Le bruit est important, des bouchons d'oreille ou un casque sont fournis. Pour aller plus loin, consultez nos fiches sur la syndrome des jambes sans repos et sur la fatigue chronique.

Interprétation des résultats

Selon la SFN, plusieurs éléments orientent vers une SEP à l'IRM médullaire :

  • lésions ovoïdes en hypersignal T2, de moins de 2 segments vertébraux ;
  • répartition multifocale, non systématisée ;
  • prise de contraste après injection de gadolinium dans les lésions actives ;
  • aspect chronologique distinct (lésions aiguës et anciennes coexistant).

Le neurologue intègre ces données aux signes cliniques, à l'analyse du liquide céphalo-rachidien (bandes oligoclonales) et aux potentiels évoqués pour poser le diagnostic. Aucun examen isolé ne suffit à confirmer la SEP. Notre article sur le signe d'AVC aborde d'autres situations neurologiques aiguës.

Précautions et limites

Selon l'ANSM, certaines précautions s'appliquent :

  • déclarer toute prothèse, implant ou matériel ferromagnétique avant l'examen ;
  • signaler une grossesse (le gadolinium n'est pas indiqué au 1er trimestre) ;
  • prévenir d'une allergie connue au gadolinium ;
  • fonction rénale évaluée avant injection (créatinine, DFG).

L'IRM médullaire reste limitée par les artefacts respiratoires et cardiaques, particulièrement au niveau dorsal. Une IRM 3 Tesla offre une meilleure résolution dans certains centres. Aucune préparation alimentaire ne s'impose habituellement.

Avis médical : Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Conclusion

L'IRM médullaire est aujourd'hui un examen incontournable dans le diagnostic et le suivi de la sclérose en plaques. Son interprétation par un neuro-radiologue expérimenté guide les décisions thérapeutiques. Tout symptôme évocateur de SEP impose une orientation rapide vers un neurologue, qui prescrira les examens utiles. La précocité du diagnostic conditionne la mise en route du traitement de fond.

Article relu par

Dr Delphine Marcellin

Médecin généraliste, quinze ans d'exercice en cabinet libéral à Lyon. Membre du comité éditorial Jalmalv depuis 2024.

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Sources citées dans cet article

  • Haute Autorité de Santé — Recommandations de bonne pratique (édition la plus récente).
  • Inserm — Dossier thématique référencé en début d'article.
  • Ameli.fr — Fiche pratique de l'Assurance Maladie (consultée à la date de publication).