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Malarone tue parasite lié au paludisme grâce à une association de deux principes actifs : l'atovaquone et le proguanil. Ce médicament fait partie des chimioprophylaxies (prévention médicamenteuse) recommandées pour les voyageurs se rendant en zone d'endémie. L'ANSM et le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) en encadrent l'usage et publient chaque année des recommandations actualisées selon les zones géographiques.
Comment Malarone tue parasite lié au paludisme dans l'organisme
L'atovaquone bloque la chaîne respiratoire mitochondriale du Plasmodium (parasite responsable du paludisme), tandis que le proguanil agit sur la synthèse de l'ADN parasitaire. Selon le Vidal, cette double action limite la résistance et reste efficace dans la plupart des zones à Plasmodium falciparum, l'espèce la plus dangereuse. L'OMS recommande cette association dans plusieurs régions d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud.
Les indications validées par l'ANSM incluent la prévention du paludisme à Plasmodium falciparum chez l'adulte et l'enfant à partir de 11 kg, ainsi que le traitement curatif des accès simples non compliqués. L'utilisation en traitement curatif relève strictement d'une prescription médicale et d'un suivi hospitalier dans certains cas.
Schéma de prise pour le voyageur
Selon le RCP, la prophylaxie débute 24 à 48 heures avant l'arrivée en zone à risque et se poursuit pendant tout le séjour, puis 7 jours après le retour. Cette durée post-voyage plus courte que d'autres traitements explique en partie le choix fréquent de Malarone pour les séjours brefs. La posologie habituelle chez l'adulte est d'un comprimé par jour, à prendre au même moment chaque jour, de préférence au cours d'un repas pour favoriser l'absorption.
Bonnes pratiques recommandées :
- Vérifier la zone géographique sur le site du HCSP avant le départ.
- Associer la chimioprophylaxie à des mesures anti-moustiques (répulsifs, moustiquaire imprégnée).
- Conserver une copie de l'ordonnance pour le voyage.
Pour préparer un déplacement à l'étranger, consultez également nos informations sur la prévention du mal de montagne avec Diamox ou notre dossier sur la grippe et les infections respiratoires.
Précautions, contre-indications et effets indésirables
Malarone est contre-indiqué en cas d'insuffisance rénale sévère, d'allergie connue à l'atovaquone, au proguanil ou aux excipients, et chez les enfants pesant moins de 11 kg. La grossesse, l'allaitement et certaines interactions médicamenteuses (rifampicine, métoclopramide) imposent une évaluation médicale. L'OMS recommande la prudence chez les personnes vivant en zone d'endémie de longue date, pour lesquelles d'autres stratégies sont préférables.
Effets indésirables les plus fréquemment signalés :
- Maux de tête et nausées légères.
- Douleurs abdominales transitoires.
- Rares éruptions cutanées.
Plus rarement, l'ANSM signale des cas de cytolyse hépatique (élévation des enzymes du foie), d'anémie ou de neutropénie (baisse des globules blancs), qui justifient une surveillance biologique en cas de traitement curatif. Toute fièvre élevée ou jaunisse durant ou après le voyage impose une consultation rapide.
Que faire en cas de symptômes au retour
Une fièvre survenant dans les 3 mois suivant un séjour en zone d'endémie palustre doit toujours faire évoquer un accès de paludisme, y compris sous chimioprophylaxie efficace. L'OMS rappelle qu'aucune prévention médicamenteuse n'offre une protection à 100 %. Une consultation en urgence, idéalement dans un service hospitalier disposant d'un laboratoire de parasitologie, permet un diagnostic rapide.
Les signes d'alerte incluent fièvre, frissons, sueurs, courbatures, nausées et fatigue intense. La prise tardive en charge augmente le risque de complications graves, notamment le neuropaludisme. Toute personne ayant voyagé en zone d'endémie doit informer son médecin, même plusieurs semaines après le retour.
Conclusion
Malarone constitue une option fiable pour la prévention du paludisme dans les zones où Plasmodium falciparum est dominant et sensible à cette association. Son efficacité dépend du respect strict du schéma de prise, avant, pendant et après le séjour, en complément des mesures anti-moustiques. Toute préparation de voyage en zone d'endémie doit passer par une consultation auprès d'un médecin formé à la médecine du voyage.






