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Moringa connaissez-vous ses bienfaits : l'arbre aux feuilles riches

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Feuilles et poudre de moringa dans un bol en bois

Table des matières

Moringa connaissez-vous ses bienfaits ? Cet arbre originaire d'Inde, Moringa oleifera de son nom scientifique, suscite un intérêt croissant en France depuis une dizaine d'années. Vendu sous forme de poudre, capsules, tisanes ou huile, il est présenté comme un superaliment. Avant d'intégrer le moringa à son quotidien, il convient de comprendre sa composition et les limites de son usage.

Moringa connaissez-vous ses bienfaits : que contient cette plante ?

Les feuilles de moringa concentrent une densité nutritionnelle remarquable. Selon des analyses publiées par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation), 100 g de feuilles fraîches apportent environ 9 g de protéines, 220 mg de calcium et près de 220 mg de vitamine C, soit deux fois l'apport quotidien conseillé en vitamine C par l'Anses (110 mg pour un adulte).

La poudre de feuilles séchées est plus concentrée encore. Elle contient des polyphénols (composés antioxydants), de la vitamine A sous forme de bêta-carotène, du fer et du potassium. L'huile extraite des graines, appelée huile de Behen, est utilisée en cosmétique pour ses qualités émollientes.

À retenir : Le moringa est riche en protéines végétales, calcium, vitamine C et antioxydants. Les feuilles s'utilisent en poudre, tisane ou capsules. Les études cliniques chez l'humain restent limitées en nombre et en taille d'échantillon. L'usage chez la femme enceinte ou allaitante est déconseillé.

Les graines, les fleurs et l'écorce contiennent également des composés actifs, mais leur usage alimentaire est moins répandu en Europe. Pour comparer avec d'autres plantes médicinales, consultez notre dossier sur les bienfaits de l'huile de coco.

Usages courants et limites scientifiques

En médecine traditionnelle ayurvédique, le moringa est utilisé depuis plusieurs siècles pour soutenir l'énergie, la digestion et la lactation. En Europe, les compléments alimentaires à base de moringa sont commercialisés sous le statut alimentaire. Les allégations santé sont strictement encadrées par le règlement européen 1924/2006.

Plusieurs études précliniques in vitro ou chez l'animal suggèrent des effets antioxydants et anti-inflammatoires. Toutefois, l'Inserm rappelle que les essais cliniques chez l'humain restent peu nombreux, souvent de petite taille et de qualité méthodologique variable. Aucune allégation thérapeutique ne peut donc être affirmée. Le Vidal classe le moringa parmi les plantes à effet possible sur la glycémie, ce qui justifie la prudence chez les personnes diabétiques.

Pour approfondir la question des compléments alimentaires, voyez notre dossier sur les superaliments pour la santé.

Précautions et contre-indications

L'usage du moringa est déconseillé pendant la grossesse, l'écorce et la racine contenant des composés susceptibles de stimuler les contractions utérines, selon l'EMA (Agence européenne du médicament). L'allaitement n'est pas une indication validée non plus.

Les personnes sous traitement antidiabétique, antihypertenseur ou anticoagulant doivent en parler à leur médecin avant toute prise, car des interactions sont possibles. Les doses habituelles en poudre se situent entre 1 et 5 g par jour, mais aucun seuil officiel n'a été établi en France. L'Anses recommande de ne pas dépasser les doses indiquées par les fabricants et de limiter les cures à quelques semaines.

Avis médical : Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Conclusion

Le moringa offre une composition nutritionnelle intéressante, surtout en zone de carence alimentaire. Pour une consommation occasionnelle, il s'inscrit comme une plante intéressante parmi d'autres. Aucune cure prolongée ne devrait être entreprise sans avis médical, en particulier en cas de traitement chronique ou de grossesse.

Article relu par

Dr Delphine Marcellin

Médecin généraliste, quinze ans d'exercice en cabinet libéral à Lyon. Membre du comité éditorial Jalmalv depuis 2024.

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Sources citées dans cet article

  • Haute Autorité de Santé — Recommandations de bonne pratique (édition la plus récente).
  • Inserm — Dossier thématique référencé en début d'article.
  • Ameli.fr — Fiche pratique de l'Assurance Maladie (consultée à la date de publication).