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Infections fongiques : guide complet des mycoses humaines

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Application d'une crème apaisante sur la peau contre les infections fongiques

Table des matières

Infections fongiques humaines regroupent un ensemble de pathologies dues à des champignons microscopiques. Les mycoses (terme médical des infections à champignons) peuvent toucher la peau, les ongles, les muqueuses et plus rarement les organes profonds. Selon la Société française de dermatologie (SFD), elles représentent environ 5 % des consultations dermatologiques. Cette fiche détaille les principales formes, le diagnostic et la prise en charge.

Infections fongiques superficielles : peau et ongles

Les dermatophytoses (mycoses dues aux dermatophytes) sont les plus fréquentes. Selon Ameli.fr, on distingue :

  • la teigne du cuir chevelu (enfant principalement) ;
  • l'épidermophytie circinée (« herpès circiné ») du tronc et des membres ;
  • l'intertrigo des plis (axillaires, inguinaux, interdigitaux des pieds, « pied d'athlète ») ;
  • l'onychomycose (atteinte de l'ongle).

Le diagnostic repose sur l'examen clinique, parfois confirmé par un prélèvement mycologique (examen direct et culture). L'Inserm souligne l'importance d'identifier l'espèce avant d'instaurer un traitement antifongique au long cours.

À retenir : les dermatophytoses sont les mycoses cutanées les plus fréquentes ; le diagnostic est clinique, parfois confirmé par prélèvement ; les antifongiques locaux suffisent en première intention ; les onychomycoses nécessitent souvent un traitement oral prolongé.

Mycoses muqueuses

Les candidoses (infections à Candida, levure habituelle des muqueuses) sont également courantes. Selon la HAS, elles touchent :

  • la cavité buccale (muguet, perlèche) chez le nourrisson, le sujet âgé ou immunodéprimé ;
  • la muqueuse génitale (vulvovaginite candidosique chez la femme, balanite chez l'homme) ;
  • la muqueuse digestive (œsophagite) chez le sujet immunodéprimé.

Des facteurs favorisants existent : antibiothérapie récente, diabète, grossesse, immunodépression, hygiène inadaptée. Pour aller plus loin, consultez nos fiches sur la perlèche et ses formes et sur le traitement de la mycose de l'ongle.

Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic clinique reste primordial, complété par un prélèvement mycologique en cas de doute, de récidive ou avant un traitement systémique. Le Vidal mentionne les principaux antifongiques :

  • locaux : imidazolés (clotrimazole, kétoconazole), ciclopirox, terbinafine en crème ;
  • oraux : terbinafine, fluconazole, itraconazole (sur prescription médicale, pour les formes étendues, onychomycoses ou cuir chevelu).

Selon la SFD, une mycose superficielle limitée répond bien à un traitement local sur 2 à 4 semaines. Les onychomycoses nécessitent souvent 3 à 6 mois de traitement systémique avec surveillance hépatique. Aucune automédication antifongique prolongée ne doit être poursuivie sans avis médical. Notre article sur la mycose de la langue peut compléter cette lecture.

Mesures préventives

Selon Ameli et la SFD, plusieurs mesures préviennent les récidives :

  • bien sécher les plis cutanés après la douche, en particulier entre les orteils ;
  • porter des chaussettes en coton et éviter les chaussures fermées prolongées ;
  • ne pas marcher pieds nus dans les vestiaires, piscines ou douches publiques ;
  • éviter le partage des serviettes, brosses et chaussures ;
  • traiter rapidement toute lésion suspecte.

Chez les sujets diabétiques ou immunodéprimés, une surveillance régulière s'impose. La prise prolongée d'antibiotiques favorise les candidoses : leur usage doit être strictement médical.

Avis médical : Cet article ne remplace pas un avis médical. En cas de symptômes persistants ou de doute, consultez un professionnel de santé.

Conclusion

Les infections fongiques superficielles sont fréquentes et bénignes dans la majorité des cas. Le diagnostic clinique, parfois confirmé par prélèvement, oriente le traitement local ou systémique. Une prévention rigoureuse limite les récidives. Toute mycose résistante ou extensive justifie une consultation médicale, en particulier chez les sujets à risque (diabète, immunodépression).

Article relu par

Dr Delphine Marcellin

Médecin généraliste, quinze ans d'exercice en cabinet libéral à Lyon. Membre du comité éditorial Jalmalv depuis 2024.

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Sources citées dans cet article

  • Haute Autorité de Santé — Recommandations de bonne pratique (édition la plus récente).
  • Inserm — Dossier thématique référencé en début d'article.
  • Ameli.fr — Fiche pratique de l'Assurance Maladie (consultée à la date de publication).