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Évaluer niveau stress post traumatique nécessite une approche structurée par un professionnel formé. Le trouble de stress post-traumatique (TSPT, syndrome psychiatrique survenant après une exposition à un événement traumatique) touche selon l'Inserm 5 à 12 % de la population générale au cours de la vie. Une évaluation précise oriente la prise en charge. Cette fiche détaille les outils validés et les démarches recommandées.
Évaluer niveau stress post traumatique : outils utilisés
Selon la HAS, plusieurs échelles cliniques sont validées pour évaluer le TSPT :
- la PCL-5 (PTSD Checklist for DSM-5), auto-questionnaire à 20 items ;
- la CAPS-5 (Clinician-Administered PTSD Scale), évaluation par clinicien ;
- l'IES-R (Impact of Event Scale-Revised) ;
- l'échelle TSQ (Trauma Screening Questionnaire), de dépistage rapide.
Ces outils permettent de quantifier la sévérité des symptômes et d'orienter la prise en charge. Ils ne se substituent pas à l'entretien clinique avec un professionnel de santé mentale.
Manifestations cliniques
Selon la HAS et l'Inserm, le TSPT associe quatre types de symptômes :
- reviviscences (cauchemars, flashbacks, intrusions) ;
- évitement des situations rappelant le traumatisme ;
- altérations cognitives et de l'humeur ;
- hyperréactivité (sursauts, troubles du sommeil, irritabilité).
Les symptômes doivent durer plus d'un mois après l'événement traumatique pour porter le diagnostic. Pour aller plus loin, consultez nos fiches sur le burn-out et sur le syndrome des jambes sans repos (lié au sommeil).
Prise en charge
Selon la HAS, les psychothérapies validées en première intention sont :
- la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) centrée sur le trauma ;
- l'EMDR (eye movement desensitization and reprocessing) ;
- l'exposition prolongée.
Les antidépresseurs sérotoninergiques (sertraline, paroxétine) peuvent être prescrits en seconde intention sur indication médicale. Le Vidal alerte sur l'absence d'efficacité des benzodiazépines dans le TSPT, malgré une utilisation parfois inappropriée. Aucune automédication par psychotropes ne doit être réalisée. Notre article sur la Griffonia simplicifolia rappelle les limites des compléments dans les troubles psychiques.
Quand consulter
Selon Ameli, une consultation est recommandée en présence de :
- symptômes persistant plus d'un mois après l'événement traumatique ;
- retentissement sur la vie quotidienne, professionnelle ou relationnelle ;
- troubles du sommeil sévères ;
- consommation accrue d'alcool ou de drogues ;
- pensées de mort ou idées suicidaires (urgence).
En cas d'idées suicidaires, contacter le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24). Le médecin traitant oriente vers un psychiatre, un psychologue formé ou un Centre médico-psychologique (CMP).
Conclusion
Évaluer un stress post-traumatique relève d'un professionnel de santé mentale formé. Les outils validés guident l'évaluation, mais l'entretien clinique reste central. Les psychothérapies validées transforment la trajectoire de la majorité des patients. Toute symptomatologie persistante après un événement traumatique justifie une consultation rapide. L'orientation par le médecin traitant facilite l'accès aux soins spécialisés.






